Vendredi 12 décembre 2008
5
12
/12
/Déc
/2008
15:04
Ce samedi 06 décembre 2008 fût une journée
particulière puisque je me suis rendu à Paris afin de participer à un reportage pour la chaîne ARTE. Un reportage traitant du domaine des jeux-vidéos et plus particulièrement des joueurs de "Jeux
en ligne" tels que "World of Warcraft" pour ne citer que lui. J'y présentais mon personnage fétiche depuis 4 ans à savoir "Dark Freeman", créé sur le jeu "City of Heroes", un jeu basé sur
l'univers de ces bandes déssinées américaines que l'on appelle "Comics". Rencontre...
Tout commence par un e-mail provenant d'une réalisatrice de reportage. Elle travaille à Paris pour la
chaîne ARTE. J'ai travaillé il y a deux ans avec un journaliste reporter anglais qui s'appelle Robbie Cooper dans le cadre d'un ouvrage intitulé "Alter-Ego" et qui met en confrontation des photos
de joueurs de jeux-vidéo en ligne et les captures d'écran de leurs personnages favoris. Robbie Cooper m'avait demandé de poser pour lui et j'en avais profité pour faire une interview sur son
travail et son parcourt. Cette réalisatrice qui m'a contacté dernièrement a eu connaissance du travail de Robbie Cooper et m'a sollicité pour participer à son reportage "Les gamers et leurs
avatars" qui sera diffusé sur ARTE dans le début de l'année 2009. Un reportage qui mettra en avant certains joueurs issus de différents univers parallèle (World of Warcraft, Second Life, City of
Heroes etc...).
Samedi 06 décembre. Je me rends à Paris où j'ai rendez-vous l'après-midi avec son principal collaborateur
sur le sujet. S'ensuit une après-midi de discussions, de captures d'écrans, de vidéo, de pose devant la caméra. Nous nous sommes pris au jeu. J'étais vêtu de la même façon que mon personnage
fêtiche "Dark Freeman", une des figures de l'unique serveur francophone sur le jeu en ligne "City of Heroes" : Un costume noir, une cravate noire, une chemise blanche et l'accessoire
indispensable de mon héro, des lunettes rondes de soleil noires. Une tenue très simple et élégante, la carte de visite de "Dark Freeman" qui est intimement liée à l'histoire de ce personnage.
Lors de mon interview, j'ai beaucoup insisté sur l'ambiance particulièrement chaleureuse et mature qui règne en général sur "City of Heroes". J'y ais parlé des amis que je me suis fait. De vrais
amis, et pas seulement des contacts MSN ou Facebook qu'on garde en mémoire et que l'on ne recontacte jamais. Par ailleurs, ce sont des personnes avec lesquelles j'ai eu beaucoup de bons moments,
que ce soit sur le jeu ou dans la vraie vie. Régulièrement, nous nous retrouvons, à Paris par exemple, pour manger ensemble ou boire un verre. C'est tout l'aspect réellement social que j'ai voulu
évoqué lors de ce reportage. En effet, les joueurs de "City of Heroes", et selon moi plus qu'ailleurs, nous sommes loin de genre de joueurs "Hardcore gamers" ou "No life" comme on peut dire
péjorativement. La plupart des joueurs de cet univers, dont la moyenne d'âge est 25/30 ans, ont finis leurs études, ou sont en train de les finir, ont un travail, de vrais situations
professionnelles, sont mariés, ont des enfants, sont équilibrés psychologiquement, certains ont même rencontrés leur futur femme sur "City of Heroes" au détour d'une quête ou d'une discussion
banale. Je fais parti de ce dernier cas. Qui plus est, c'est un jeu parfaitement adapté aux joueurs dit "casuals" c'est à dire qu'on peut y joueur quand on veut, en souscrivant à un abonnement
bien sur, quand on a le temps. Il y aura toujours quelqu'un avec qui jouer et pouvoir apprécier l'univers en bonne compagnie. Attention ceci dit ! "City of Heroes" n'est pas un jeu/site de
rencontre. Mais la maturité de cet univers peut inciter à avoir de "vraies" relations avec les joueurs que l'on rencontre et avec qui on partage un certain nombre d'heure par semaine. Relations
amicales ou amoureuses. L'expérience partagée du jeu, les affinités qui se créées, l'ambiance particulière liée à "City of Heroes", tout cela permet ce genre de situations, assez exeptionelles
sur ce genre de jeux en ligne. C'est le message que j'ai voulu faire passer à la caméra. Sur "City of Heroes", on est là pour s'amuser, pour passer du bon temps, se faire des amis. J'ai
réellement un regard particulier sur ce que peut offrir "City of Heroes". Je crois avant tout à l'aspect social de ce jeu, à sa bonne ambiance, et j'ai toujours œuvré en ce sens, essentiellement
depuis la première réunion entre joueurs (IRL) "officielle", que j'ai organisé à Paris et qui a rassemblé plusieurs dizaines de joueurs venant de tous les coins de la France, de Marseille à
Bordeaux, de Nantes à Strasbourg et de Caen à Perpignan.
J'espère, à la vue de ce reportage, que j'aurais réussi à faire passer le message. Démarginaliser, aux
yeux du grand public néophyte, les joueurs de jeux de rôles en ligne (MMORPG). Faire reconnaître les jeux de rôles en ligne comme une véritable activité extra-professionnelle comme les
clubs d'échecs, de sports ou autres, et pas seulement une activité addictive et désociabilisante qui met en marge de la société certaines personnes. Une façon pour moi de contribuer à
l'abattement des préjugés et des idées reçues.
NB : La photo est l'oeuvre du photographe-reporter Robbie Cooper, parue dans son ouvrage intitulé "Alter-Ego" aux éditions anglophones Chris Boot Ltd - London, United Kingdom. Et voici
l'article diffusé sur le
site du journal The New-York Times présentant un panaché de différents joueurs mis en confrontation avec leurs avatars virtuels. Vous pouvez faire défiler les clichés en cliquant sur l'icône
"next" en haut à droite de la page.