Le Blog de Jean-François Laujol de la Fage alias "Dark Freeman".

EDITO

Bonjour à tous et bienvenue sur le blog ! Je ne me voyais pas faire une page perso avec une thématique bien précise. Préférant laisser une grande liberté dans ma ligne éditoriale, j'ai cependant pris le soin d'indexer par catégories chacun de mes articles. Les thêmes sont donc très divers : "vie personnelle", pour mieux me connaître si vous le souhaitez, "vie professionnelle", à l'attention de potentiels recruteurs car je suis toujours à l'affût d'une oportunité intérréssante (CV disponible sur demande), une petite page "culture et société", basée essentiellement sur des reflexions personnelles sur des sujets très divers, une section aussi sur ma grande passion, le jeu de rôle en ligne (MMORPG) "City of Heroes" dont je suis un fan depuis fevrier 2005, et pleins d'autres choses. Sachant que le dernier article en date se trouve en haut de page, juste en dessous du présent petit encadré. J'espère que vous prendrez autant de plaisir à lire mes articles que j'en ai eu à les écrire, je vous invite également à laisser des commentaires et des réactions puisque ce blog a été créé pour ça. Si vous souhaitez me contacter, écrivez-moi à
Freemanxj@hotmail.com. À bientot !
Mercredi 14 janvier 2009 3 14 /01 /Jan /2009 21:21
Les heureux possesseurs de Macintosh qui vont avoir le plaisir de jouer à "City of Heroes" et "City of Villains" peuvent voir deux vidéos présentant un dialogue entre un héros et un vilain.

La première vidéo "
I am a hero. I am a villain" présente deux caractères différents de personnages.

La seconde vidéo "
I'm a Hero, I'm a Villain - Day Jobs" présente, elle, toujours de façon humoristique, les petits boulots, dernière innovation de la 13ème issue de ce fabuleux jeu.

Je vous souhaite un bon visionnage en vous rappellant que vous pouvez acheter le jeu sur Macintosh en vous rendant sur la page de la
boutique PlayNC et que vous pouvez par la suite vous enregistrer sur les forums officiels de la communauté, pour la rencontrer et discuter avec elle !

Source : Le site officiel.
Par Dark Freeman - Publié dans : City of Heroes - Communauté : City of Heroes - Vigilance
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Vendredi 9 janvier 2009 5 09 /01 /Jan /2009 09:29
Si l'aspect communautaire francophone vient de prendre un serieux coup suite à l'annonce du départ de Palladium, ex-gestionnaire de communauté pour le serveur Vigilance, un point positif vient ensoleiller le paysage de "City of Heroes" et "City of Villains" : Leur sortie sur Macintosh. Un évènement qui se faisait attendre pour certains, jusque là exclus de l'univers vidéo-ludique des super-héros et des super-villains. Depuis le 08 janvier, le jeu est donc disponible en téléchargement pour les heureux possésseurs d'ordinateurs Apple !

Un
communiqué de presse nous a été livré et dans celui-ci, Brian Clayton, producteur exécutif de City of Heroes pour NCsoft West, nous livrait ses impréssions :
- "Notre communauté est enthousiasmée par l’arrivée de City of Heroes sur Mac. C’est un vrai plaisir de pouvoir proposer aux fans de Mac le MMO de super-héros le plus complet sur le marché.”

C'est la société TransGaming Inc. qui a adapté le jeu pour Macintosh. Une société pour qui le portage de jeux vidéo sur différents support n'a plus de secret. Les possésseurs de Mac ne pourront hélas se procuer l'édition spéciale Macintosh que via la version numérique directement sur le site de
PlayNC. Hélas, et ce depuis 2 ans maintenant, les boîtes de jeu "City of Heroes/villains ne sont plus distribuées. Un point négatif pour NC Soft qui persiste dans sa non-communication, et sa politique marketing constestable. Cependant l'offre téléchargeable offre 30 jours de temps de jeu et plusieurs objets en jeu exclusifs.

Espérons que cette arrivée de notre jeu fétiche sur un autre support nous aide à accroître encore plus la solidarité et la bonne ambiance qui règne au sein de la communauté vigilancienne. A cette fin, signalons aussi qu'une
section dédiée aux utilisateurs de Mac a été ouverte par GhostRaptor sur le forum officiel de "City of Heroes/Villains".

Source :
Le site officiel.
Par Dark Freeman - Publié dans : City of Heroes - Communauté : City of Heroes - Vigilance
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Samedi 3 janvier 2009 6 03 /01 /Jan /2009 16:23

Bonjour à tous,

Ce Vendredi 26 Décembre 2008 à 10h50 est née notre fille Margaux. Une ravissante petite princesse de 2kg890 et mesurant 48 cm. Ce petit bout de choux est le fruit de notre amour avec ma compagne que j'ai connu sur le jeu "City of Heroes" en 2005. Nous nous connaissions depuis cette époque, simplement en tant qu'amis comme c'est ce qui arrive souvent au commencement d'une relation entre deux personnes.  Après une rencontre plus aboutie en Mai 2007, nous avons décidé de nous installer ensemble au mois d'Octobre suivant à Nancy où je l'ai finalement rejoint depuis Paris.
Et un peu plus d'un an après, voici le résultat ! Je suis vraiment très fier d'avoir pu contribuer à la naissance d'un petit être aussi merveilleux car elle est vraiment très belle pour un petit bébé. Je ne le dit pas que parcequ'il s'agit de ma fille mais parceque je le pense vraiment !

Margaux est pour moi la concrétisation d'un désir profond et ancien de paternité. Je voulais des enfants, j'espère ne pas m'arrêter là et que nous aurons avec ma compagne encore un ou deux autres petits bébés d'amour qui viendront agrandir la famille dans les temps futurs.

Elle a été présentée, comme il se doit, à la communauté du jeu vidéo "City of Heroes" par un faire-part à destination de l'ensemble de ceux qui forme la communauté francophone du serveur Vigilance. Le seul et unique serveur où l'on parle français sur ce jeu d'origine américano-coréenne basé sur le thême des Super-Héros et des Super-Vilains. La petite Margaux a reçue les ovations de la part des joueurs et ainsi que de nombreux messages de félicitations de la part de nos amis du jeu. Cette naissance marque, une fois de plus, mon attachement à ce jeu vidéo et à sa communauté car, si je n'y avais jamais joué, je n'aurais jamais rencontré la femme qui est aujourd'hui la femme de ma vie et je n'aurais pas connu le bonheur qui m'innonde aujourd'hui.

Vous trouverez quelques photos de ce petit ange a l'avenir immensse qui s'ouvre devant elle à présent dans la partie "Album Photos" de ce Blog...

Par Dark Freeman - Publié dans : Famille et Vie Privée
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Lundi 15 décembre 2008 1 15 /12 /Déc /2008 17:38
Je pratique les jeux-vidéo depuis l'âge de 11 ans et les jeux de rôles depuis la même époque. Des passions qui ont finis par s'unir depuis que je me suis laissé séduire par les "Jeux de Rôles en Ligne" ou "MMORPG" (Massive Multiplayer Online Role Playing Game en Anglais) en 2005, à l'occasion de ma première réelle expérience sur le jeu "City of Heroes". Étant un pratiquant plutôt discipliné et respectueux des règles de jeu affiliées à ces univers, j'ai développé ma propre vision du problème de la majorité des français qui s'adonnent aux "Jeux de Rôles en Ligne" (tels que "World of Warcraft" ou "City of Heroes") sans pour autant en respecter les règles et les conditions d'utilisation qu'lls sont tous supposés accepter en cochant la case appropriée en installant ou lançant le jeu sur leur ordinateur.


Il est triste en effet de voir que la "tradition rôliste" se perd de plus en plus et que ceux qui continus de s'y accrocher se sentent à la limite obligés de s'isoler pour pouvoir le pratiquer entre eux sans se faire traiter de dingue (ou de skyzophrènes) par des joeurs lambda.

Observation d'une discussion entre un joueur non rp à un joueur rp sur un serveur JDR N :
- "loll c tro chelou se ke vous dite vou faite koi vou vou prenné pr des chevalié
mdr?"
(J'ai pris soin de retranscrire telquel l'orthographe utilisé par l'interlocuteur afin d'en garder toute l'authenticité...)

De ce que l'on peut en lire sur différents forums de jeux vidéos à vocation "jeux de rôles en ligne", les anglais sont les champions toutes catégories en ce qui concerne le respect des chartes de serveurs JDR. Ce n'est pas, à mon sens, qu'une question de discipline ou d'éducation, mais une vraie question de culture je pense. Pour ce qui est de l'Heroic-Fantasy et de son fond culturel que nous connaissons de nos jours en France, RIEN ne vient de productions françaises. Tous les ouvrages, livres, jeux de rôles, légendes, films viennent exclusivement de productions anglo-saxonnes. Par anglo-saxon, j'entend Angleterre, Etats-Unis, Pays du nord de l'Europe, et nouvelle zélande. Tous les auteurs d'Héroic-Fantasy ou de Fantastique sont anglais ou américains (J.R.R. Tolkien, H.P. Lovecraft, Oscar Wilde, Edgard Poe, R.L. Stevenson; H.G. Wells etc.). Même les légendes et traditions les plus vivaces en france ont été popularisées grâce à des auteurs anglo-saxons qui eux-mêmes se sont réapropriés des traditions qui sont orginaires de France, de l'Est et du Sud de l'Europe. Exemple les plus typiques : Halloween et la légende du Roi Arthur construite autour de la fôret de Brocéliande en Bretagne. En ce qui concerne la légende du Roi Arthur, les opinions et les souces divergent, mais c'est un autre problème. Les quelques rares auteurs français et du reste de l'Europe de ce genre littéraire n'ont pas percés ou sont méconnus (Maupassant, Nicolas Gogol etc.).

Le monde entier connait William Shakespeare et Tolkien (quelqu'en soit la manière), mais combien connaissent Molière, Jules Verne, Gogol ou Beaumarchais et leurs oeuvres ? Non pas que ces derniers français soient moins méritant ou moins talentueux, mais il se trouve qu'effectivement, à moins d'être français et d'avoir été à l'école ou d'être étranger et d'avoir étudié la littérature européenne et plus particulièrement française, la connaissance de ces illustres auteurs reste un peu l'apanage d'une élite cultivée et instruite.

Pour moi, le problème du JDR sur des MMORPG en France restera inssoluble tant que la culture (et la curiosité) n'aura pas toqué à la porte des joueurs français. J'appuis mon raisonnement par l'observation "sur le terrain" de joueurs de jeux de roles (papiers et en ligne) qui avaient tous en communs un goût très affirmé pour la littérature fantastique et d'Heroic-Fantasy et qui avaient une connaissance de la culture anglo-saxonne bien supérieure à la moyenne. Par opposition, les joueurs qui ne pratiquent pas le jeu de rôle en général ne s'intérressent pas à ce genre de littérature et lisent encore moins. Non pas que ces derniers soient des incultes. Ils ont simplement des intérêts différents, pas toujours forcément plus "terre à terre".

Les sociétés anglo-saxonnes ont par ailleurs l'extra-ordinaire capacité à faire du JDR avec n'importe quoi et n'importe quel genre : Littérature fantastique, Science-Fiction, littérature conptemporaine. Un autre exemple : l'écrivaine Carson McCullers qu a écrit en 1951 "La ballade du café triste" (The Ballad of sad Cafe) qui transpose des créatures surgies des littérature tolkiennienne dans un monde comptemporain, à savoir les états du sud des Etats-Unis (sorcières, gnomes, fantômes...).

J'ajouterais une dernière chose pour appuyer ma réflexion sur la raison de la pratique peu courante du JDR sur les serveur français de MMORPG : Ce qui est considéré comme une sous-culture par une "élite" culturelle française et ignorante (j'entend par cela qui en parle plus qu'il ne le pratique) est considéré comme un vértable fond culturel, un réel patrimoine national dans les pays anglo-saxons. Le plus bel exemple en est Tolkien, en Angleterre, qui enseignait à l'université d'Oxford et avait une chaire en langue anglaise ancienne. Un auteur adulé par tout un peuple, toute une génération et qui, au delà de l'auteur de littérature fantastique, voyait en lui un messager de la culture du folklore et des traditions anciennes.

Je n'ai pas vocation à detenir la vérité absolue sur l'état actuel du jeu de rôle en France et sur les jeux de rôles en ligne. Cette réflexion n'est que la résultante de mes observation sur le "terrain" depuis quelques années. A chacun d'en tirer les conclusions qu'il lui conviendra.



Glossaire :
- JDR N : "Jeux de Rôle Normal". Désigne la nature d'un serveur donné sur le jeu "World of Warcraft" (WoW). Sur "WoW", il existe plusieurs types de serveurs reposant sur le strict même univers mais supposés correspondre à différents types de joueurs et façons de jouer : Les serveurs "JcJ" (Joueur contre Joueur), destinés principalement aux affrontements entre joueurs, Les serveurs "JDR N" (Jeu de Rôle Normal), où le jeu théatral et le "Role Play" entre les membres est de rigueur. Et les serveurs "JDR JcJ" qui sont un mixe entre les deux catégories précédemment citées. Il existe une dernière catégorie dites "N" (Normal) qui sont une sorte de melting-pot de tous les styles de jeu possible.
Par Dark Freeman - Publié dans : Culture et Société - Reflexions Personnelles.
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Vendredi 12 décembre 2008 5 12 /12 /Déc /2008 15:04

Ce samedi 06 décembre 2008 fût une journée particulière puisque je me suis rendu à Paris afin de participer à un reportage pour la chaîne ARTE. Un reportage traitant du domaine des jeux-vidéos et plus particulièrement des joueurs de "Jeux en ligne" tels que "World of Warcraft" pour ne citer que lui. J'y présentais mon personnage fétiche depuis 4 ans à savoir "Dark Freeman", créé sur le jeu "City of Heroes", un jeu basé sur l'univers de ces bandes déssinées américaines que l'on appelle "Comics". Rencontre...


Tout commence par un e-mail provenant d'une réalisatrice de reportage. Elle travaille à Paris pour la chaîne ARTE. J'ai travaillé il y a deux ans avec un journaliste reporter anglais qui s'appelle Robbie Cooper dans le cadre d'un ouvrage intitulé "Alter-Ego" et qui met en confrontation des photos de joueurs de jeux-vidéo en ligne et les captures d'écran de leurs personnages favoris. Robbie Cooper m'avait demandé de poser pour lui et j'en avais profité pour faire une interview sur son travail et son parcourt. Cette réalisatrice qui m'a contacté dernièrement a eu connaissance du travail de Robbie Cooper et m'a sollicité pour participer à son reportage "Les gamers et leurs avatars" qui sera diffusé sur ARTE dans le début de l'année 2009. Un reportage qui mettra en avant certains joueurs issus de différents univers parallèle (World of Warcraft, Second Life, City of Heroes etc...).


Samedi 06 décembre. Je me rends à Paris où j'ai rendez-vous l'après-midi avec son principal collaborateur sur le sujet. S'ensuit une après-midi de discussions, de captures d'écrans, de vidéo, de pose devant la caméra. Nous nous sommes pris au jeu. J'étais vêtu de la même façon que mon personnage fêtiche "Dark Freeman", une des figures de l'unique serveur francophone sur le jeu en ligne "City of Heroes" : Un costume noir, une cravate noire, une chemise blanche et l'accessoire indispensable de mon héro, des lunettes rondes de soleil noires. Une tenue très simple et élégante, la carte de visite de "Dark Freeman" qui est intimement liée à l'histoire de ce personnage. Lors de mon interview, j'ai beaucoup insisté sur l'ambiance particulièrement chaleureuse et mature qui règne en général sur "City of Heroes". J'y ais parlé des amis que je me suis fait. De vrais amis, et pas seulement des contacts MSN ou Facebook qu'on garde en mémoire et que l'on ne recontacte jamais. Par ailleurs, ce sont des personnes avec lesquelles j'ai eu beaucoup de bons moments, que ce soit sur le jeu ou dans la vraie vie. Régulièrement, nous nous retrouvons, à Paris par exemple, pour manger ensemble ou boire un verre. C'est tout l'aspect réellement social que j'ai voulu évoqué lors de ce reportage. En effet, les joueurs de "City of Heroes", et selon moi plus qu'ailleurs, nous sommes loin de genre de joueurs "Hardcore gamers" ou "No life" comme on peut dire péjorativement. La plupart des joueurs de cet univers, dont la moyenne d'âge est 25/30 ans, ont finis leurs études, ou sont en train de les finir, ont un travail, de vrais situations professionnelles, sont mariés, ont des enfants, sont équilibrés psychologiquement, certains ont même rencontrés leur futur femme sur "City of Heroes" au détour d'une quête ou d'une discussion banale. Je fais parti de ce dernier cas. Qui plus est, c'est un jeu parfaitement adapté aux joueurs dit "casuals" c'est à dire qu'on peut y joueur quand on veut, en souscrivant à un abonnement bien sur, quand on a le temps. Il y aura toujours quelqu'un avec qui jouer et pouvoir apprécier l'univers en bonne compagnie. Attention ceci dit ! "City of Heroes" n'est pas un jeu/site de rencontre. Mais la maturité de cet univers peut inciter à avoir de "vraies" relations avec les joueurs que l'on rencontre et avec qui on partage un certain nombre d'heure par semaine. Relations amicales ou amoureuses. L'expérience partagée du jeu, les affinités qui se créées, l'ambiance particulière liée à "City of Heroes", tout cela permet ce genre de situations, assez exeptionelles sur ce genre de jeux en ligne. C'est le message que j'ai voulu faire passer à la caméra. Sur "City of Heroes", on est là pour s'amuser, pour passer du bon temps, se faire des amis. J'ai réellement un regard particulier sur ce que peut offrir "City of Heroes". Je crois avant tout à l'aspect social de ce jeu, à sa bonne ambiance, et j'ai toujours œuvré en ce sens, essentiellement depuis la première réunion entre joueurs (IRL) "officielle", que j'ai organisé à Paris et qui a rassemblé plusieurs dizaines de joueurs venant de tous les coins de la France, de Marseille à Bordeaux, de Nantes à Strasbourg et de Caen à Perpignan.


J'espère, à la vue de ce reportage, que j'aurais réussi à faire passer le message. Démarginaliser, aux yeux du grand public néophyte, les joueurs de jeux de rôles en ligne (MMORPG). Faire reconnaître les jeux de rôles en ligne comme une véritable activité extra-professionnelle comme les clubs d'échecs, de sports ou autres, et pas seulement une activité addictive et désociabilisante qui met en marge de la société certaines personnes. Une façon pour moi de contribuer à l'abattement des préjugés et des idées reçues.

NB : La photo est l'oeuvre du photographe-reporter Robbie Cooper, parue dans son ouvrage intitulé "Alter-Ego" aux éditions anglophones Chris Boot Ltd - London, United Kingdom. Et voici l'article diffusé sur le site du journal The New-York Times présentant un panaché de différents joueurs mis en confrontation avec leurs avatars virtuels. Vous pouvez faire défiler les clichés en cliquant sur l'icône "next" en haut à droite de la page.

 

Par Dark Freeman - Publié dans : City of Heroes - Communauté : City of Heroes - Vigilance
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Jeudi 11 décembre 2008 4 11 /12 /Déc /2008 14:32

Bonjour à tous,

Pour mon tout premier article sur mon blog, je vous parlerais donc de mon stage chez France Bleu Sud Lorraine (fréquence 100.5) effectué à Nancy, du lundi 01 décembre au vendredi 12 décembre 2008. Une expérience de deux semaines arrangée grâce à l'AEFTI (un organisme travaillant en collaboration avec l'ANPE) en vue d'approfondir mon expérience professionelle en journalisme.


Je souhaite tout d'abord remercier chaleureusement Mr Alexandre Tandin, rédacteur en chef de France Bleu Sud Lorraine à Nancy, qui m'a permis de me poser quelques jours dans sa rédaction. Je remercie également mon tuteur Mr Xavier Louvel pour la grande patience qu'il a eu à mon égard lors de nos séances de montage. Et je remercie également chacun des sympathiques membres qui composent l'équipe Nancéenne de France Bleu et que j'ai eu le plaisir de croiser pour échanger quelques mots.

Deux semaines, ce n'est certes pas extraordinaire, mais cela m'a permis de rencontrer des gens très sympathiques et de fournir du contenu passé à l'antenne. J'ai donc pu réaliser des travaux pratiques en réalisant des reportages directement sur le terrain et en les montant en studio avec l'aide de professionels de la maison.

Au début, j'ai réalisé une brêve donnant les chiffres de  la prime de Noël délivrée par la Caisse d'Allocation Familiale sur les départements de Meurthe-et-Moselles et des Vosges. Quelques coups de téléphones passés aux responsables communication des CAF de Nancy et d'Epinal plus tard, et j'avais mes chiffres.

J'ai ensuite réalisé un reportage sur le Char de la Saint Nicolas (diffusé dimanche 8 décembre) et un reportage sur le sapin qui trône actuellement sur la place Stanislas à Nancy (diffusé vendredi 12 décembre). Si je peux, je tâcherais de les mettre en lien quelque part ici sur le blog pour vous faire voir à quoi ça a ressemblé.

J'ai également pu suivre sur le terrain le journaliste titulaire Thierry Colin lors de ses reportages sur le problème de la patinoire de Pont-à-Mousson (54) et la sur la conférence de presse de présentation d'un logiciel développé sur internet par le centre de recherche de l'université de Nancy II et qui s'intitule "Lytexte". Une plateforme encyclopédique destinée aux enseignants et aux élèves de 1ère pour le bac de français.

Et puis, entre tout cela, j'ai également fait du nettoyage de rushs. Il y a plus intérréssant mais j'ai pu voir à quoi ressemblait de plus prêt le logiciel de montage qu'ils utilisent, à savoir "Radio-Assist 7.12". C'est sur le logiciel "OpenMedia 2.13" que j'ai eu à taper mes textes de brèves et de lancements pour mes reportages.

Une expérience fort intérréssante mais qui se termine avec un pincement au coeur pour moi quand même car je me demande à présent ce que je vais faire... Pour le moment, aucune proposition pour un stage dans une autre rédaction (je ne parle même pas de décrochage de CDD/CDI)... J'espère pouvoir retrouver très vite quelque chose, toujours dans le journalisme, sous forme de stage, ou de formation.

Par Dark Freeman - Publié dans : Expériences Professionelles
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Dimanche 4 juin 2006 7 04 /06 /Juin /2006 23:02
Samedi 03 juin, Paris, dans le troisième arrondissement, par une très belle journée d'été.

Dans quelques instants, je vais rencontrer Robbie Cooper. Il est journaliste reporter professionel. Je l'avais contacté il y a de cela plusieurs semaines dans l'espoir d'une réponse sur ses réelles intentions. Il travaille actuellement sur un nouveau projet nommé "Alter-Ego" qui a pour but de confronter des joueurs de la vie de tous les jours avec leurs avatars sur des jeux de rôles par internet et dont la communauté de "City Of Heroes - Vigilance" fut avisée sur le site officiel. Sujet singulier, surtout quand on sait qu'il a obtenu en 1992 le prix du jeune photographe le plus prometteur de l'année par le Sunday Times pour ses photos sur de graves sujets comme les ravages causés par la famine en Somalie et en Afrique de l'est, le déploiement des forces armées américaines dans la région et puis la monté de l'intégrisme musulman en Afrique du Nord et en Egypte. Aujourd'hui, il travaille pour des journaux aux titres prestigieux, tels que Esquire, GQ, The Sunday Times, The Obsever, The independant, Libération, GEO ou encore The Times. Après ses débuts prometteurs, il part pour l'Angola, le Sierra Leone et l'Afghanistant, son appareil photo sous le bras, pour le Sunday Times toujours, The Times, GQ et Esquire.
Depuis 1998, il se spécialise dans des sujets ayant traits aux phénomènes de masses et se penche sur la vie quotidienne de gens ordinaires, aux Etats-Unis en particulier.
Mais Robbie Cooper n'est pas qu'un photographe talentueux et méritant. Il est aussi un joueur averti et c'est ce qui le rapproche beaucoup plus de la communauté des MMORPG. Il tente de trouver un moyen de couvrir l'émergence planétaire de cette nouvelle culture. C'est l'économiste Edward Castronova qui, par ses récentes études sur le sujet de l'économie virtuelle mondiale qui l'incita a vouloir documenter le sujet, considérant qu'il était temps de se mettre au travail.

C'est ainsi que prit naissance le projet "Alter-Ego". Celui-ci le mène depuis deux ans à travers le monde, à la rencontre de joueurs de tous horizons. Le principe même de ce projet est de mettre en regard la personne physique et son avatar virtuel.
L'esquisse de ce sujet à été exposé à Londres à la Proud Gallery en Octobre 2004. La critique a été couverte par de nombreux médias dont BBC News et le journal Libération en France.
De nombreuses expositions ont également eu lieu en Europe, dans l'ordre, à Armsterdam, Stockolm et Berlin.
Et bien entendu, un livre édité par Chris Boot Publishing est prévu pour la fin de l'année 2006, voir le début de l'année 2007 selon le principal intérréssé. Espérons que nous aurons le plaisir de savourer ces quelques pages d'un livre qui semble prometteur et qui sera surtout le premier du genre dans le domaine des jeux de rôle en ligne.

Il doit venir avec son interprête et son materiel photographique afin de me le présenter. Une voiture noire arrive dans la petite ruelle où je me trouve. Son interprête, Scott, un français vivant depuis presque sa naissance en Angleterre et qui parle parfaitement français, sort le premier du véhicule et me salut. Puis ce fut le tour de Robbie Cooper. En fin de trentaine, grand et bien battit, il a le regard vif du photographe toujours à l'affût du moindre potentiel de cliché, il avance d'un pas assuré et leste vers moi pour me serrer la main de manière très amicale. Nous échangeons quelques mots, sympathisons. Il prend quelque photos, je lui laisse faire son travail. Mais là n'est pas l'objet du souhait de ma rencontre avec lui, il est temps pour moi aussi de me mettre au travail.

A présent, je vous laisse le soin de lire l'entretien qui fût à l'origine de cette enrichissante rencontre et dont je fut honoré de voir ma demande d'interwiew pour le serveur Vigilance acceptée connaissant l'emploie du temps plus que chargé de Mr Cooper.




Dark Freeman : Bonjour Robbie, et merci de m'accorder cet entretien, qui je suis sur, éclairera votre travail aux yeux de la communauté française de City Of Heroes.

Robbie Cooper : Je vous en prie, tout le plaisir est pour moi. C'est toujours un plaisir que de collaborer et d'entretenir le contact avec les personnes à l'origine des sujets de mes reportages.

D.F. : Tout d'abord, je souhaiterais vous demander ce qui vous a poussé à un tel sujet de travail. Quand on sait que vous êtes sollicité à travers le monde pour couvrir des sujets graves comme la guerre ou la famine, et pour des journaux internationalement reconnus qui plus est, il peut paraître curieux que vous vous penchiez sur des joueurs de jeux vidéos non ?

R.C. : Pour tout vous avouer, j'étais ennuyé de couvrir des sujets dramatiques et déjà largement couverts par les médias. Je n'avais pas l'impréssion de faire quelque chose d'original. Même si ces sujets sérieux sont importants et qu'ils méritent d'être étudiés, j'avais besoin de changement, de faire quelque chose de différent. C'est Castronva, l'économiste américain qui m'incita à faire concrêtement ce projet, mais un jour, alors que je faisais un travail corporatif, je devais photographier un homme divorcé, père de deux enfants. Outre ses droits de visites qui étaient trop rares, il ne pouvait rester en contact avec ses enfants que par l'intermédiaire d'un jeu de rôle en ligne. C'était alors pour lui l'occasion de discuter de leurs problèmes quotidiens. Vous devinez la suite. C'est ainsi qu'est né le désir de réaliser une vértitable enquête sur ce phénomène qui prend de plus en plus de place dans notre société.

D.F. : C'est votre instinct de reporter qui s'est révêler alors ?

R.C. : En effet, je suis journaliste parceque je m'interresse à ce qui m'entoure et je me satisfait par la création de documents historiques, qui pourraient changer l'opinion des gens sur tel ou tel sujet. Et ceci dans un profond désir de documentation et d'investigation qui pourrait servir de support aux chercheurs qui ,dans quelques années, seraient amenés à étudier le phénomène communautaire généré par les jeux de rôle en ligne. Les chiffres avancent de trente à quarante millions de joueurs dans cette catégorie à travers le monde. C'est autant de personnalités et de visions du jeu différentes. Ils seront d'une telle variété. Le but est donc de créer un document authentique et qui représentera au mieux cette communauté mondiale.

D.F. : C'est ainsi que vous avez été amené à connaîtres des joueurs de tous horizons ? Comme celui qui est présenté dans chacune de vos expositions,
Jason . Parlez-nous un peu de votre rencontre avec lui.

R.C. : Jason est un cas vraiment particulier. C'est un jeune homme de trente trois ans atteind d'une grave atrophie musculaire, à tel point qu'il n'est capable de bouger qu'un seul pouce et qu'il est en permanence sous assistance respiratoire. Le jeu lui a tellement apporté. il a amélioré sa qualité de vie et ses relations sociales quand on sait que même pour sortir de chez lui, cela demande toute une organisation. Dans cet univers parallèle, il a un corps cybernétique, des bras et des jambes, il peut monter a cheval et rencontrer une foule de personne aux personnalités multiples. Cette rencontre avait pour le photographe que je suis une signification particulière pour ce projet et le travail accomplit dessus. Je garde alors des relations avec lui autant que possible pour me tenir au courant de ce qu'il devient.

D.F. : C'est vrai. On sent de l'intimité dans vos portraits. Est-ce que c'est ce que vous recherchez ou êtes-vous simplement très doué ?

R.C. : (Rires) En fait à chaque fois que je photographie quelqu'un, je l'ais rencontré par internet. Cela facilite les choses et le lien entre le sujet et moi même est tout de suite facilité. Les joueurs aiment ce que je fais car cela les met en valeur, ils ont l'impréssion d'être reconnus et écoutés. Et ils ont raison puisque d'une certaine façon, c'est le but de ce projet. Ils sont donc très ouverts et la relation devient tout de suite plus agréable, même si elle reste très professionelle à la base. Et puis, nous sommes nombreux à vouloir casser les stéréotypes souvent caricaturaux de cette culture par internet. Cela apporte de l'eau à mon moulin et...à cette enquête.

D.F. : J'adhère ! (Rires) Effectivement, la communauté française de City Of Heroes se démarque par sa "solidarité" évidente (seulement 5000 joueurs environ en France). Qu'en est-il des autres pays ? Sommes nous un exemple ou ne faisons nous que répondre à une logique déjà constatée ailleurs ?

R.C. : Les autres communautés de joueurs que j'ai rencontré ne se sont pas développées par rapport à un jeu en particulier mais elles se "promènent" de jeu en jeu. Par contre, il est évident que la France est un cas particulier en ce qui concerne City Of Heroes. C'est une façon de faire à protéger et faire perdurer que j'encourage. C'est bien et original.

D.F. : (Rougit) Merci beaucoup. Et en tant qu'observateur averti de la communauté des joueurs de jeux de rôles en ligne, qu'avez-vous aimé dans City Of Heroes et si c'est le cas, qu'est-ce qui vous a déplut ?

R.C. : Le concept est intérréssant et original. Jack Hemmet a su où frapper apparament. C'est frais par rapport à l'Heroic Fantasy mais le jeu reste néanmoins encore un peu limité notamment au niveau du nombre de zones. Mais pour être franc, je n'y ais pas assez joué pour avoir un avis réellement objectif même si la premiere impréssion fût très bonne en ce qui me concerne.

D.F. : Je crois que cela a été le cas pour beaucoup de personnes et c'est pour ça que même après un an et demi depuis sa sortie en France, autant de joueurs sont restés. Pour en revenir à l'Héroic Fantasy, il est vrai que le principal concurent de City Of Heroes (avec des elfs et des orcs hem...) est un peu considéré comme la bête ("venue du grand froid glacial") à abattre chez certains d'entre nous, fans de City Of Heroes / Villains. Nous évoquons souvent par ailleurs des problèmes de communauté "jeunes" et bien loin de la moyenne d'âge des joueurs français de City Of Heroes.

R.C. : Oui, je vois de quel jeu vous voulez parler. C'est un monde de joueurs gigantesque et des équipes scientifiques font des études justement sur cette communauté. Mais cet aspect négatif n'est qu'une partie du marché de ce software et comme partout, il y a des gens "bien" et des gens "moins bien".

D.F. : Je comprend. Êtes-vous alors fier d'être un joueur et engagé, c'est à dire prêt à défendre votre position de joueur ?

R.C. : En fait, je ne le cache pas et je suis fier de l'être. Bien sur, je ne le dit pas systématiquement à qui veux bien l'entendre et professionellement; comme je travaille sur ce projet "Alter-Ego", tout le monde est au courant maintenant de mon statut de "gamer". Ce qui est intérréssant de retenir en fait, c'est que depuis que je suis sur ce projet, des personnes qui ne sont pas du tout versés originellement dans le monde des jeux vidéos s'interressent à ce que je fais et du coup, mon travail les incite à s'y pencher, voir même de participer à ces jeux pour la première fois en se disant "pourquoi pas ?". J'ai donc un peu l'impréssion de participer à l'éssor de ces mondes virtuels et trés riches. On peut donc dire que d'une certaines manière, je suis "engagé, oui.

D.F. : Est-ce qu'ils (les jeux de rôles massivement multijoueurs) font alors partis selon vous d'une "sous culture" ?

R.C. : Tout à fait, mais alors c'est une TRES grosse sous culture qui fédère un nombre incroyablement élévé de joueurs à travers le monde. Si en Europe cela reste un peu "underground" comme culture, en Asie par contre, ce phénomène prend une toute autre dimenssion. Cela fait parti maintenant de leur société et leur mentalité. Ce n'est plus qu'une question de temps pour que les proportions changent en Europe.

D.F. : Justement, City Of Heroes a ouvert ses portes en Corée du sud au mois de Fevrier dernier sous le nom de "City Of Hero". Vous êtes allé plusieurs fois en Corée du sud pour photographier des joueurs lors de votre enquête. Selon vous, quel est l'avenir de ce jeu dans ce pays où son principal concurent et Lineage ainsi que les jeux de stratégie en temps réel ont une place si importante (la Corée du sud et ses 46 millions d'habitants est le pays rassemblant le plus de joueurs de RTS à travers le monde) ?

R.C. : C'est difficile à dire. Les coréens changent tellement de modes et à une vitesse à faire perdre la tête aux européens. Tout se déroule très vite dans ce pays et les "stars" se font et se défond dans une même semaine. Tout dépendra surtout si les coréens s'attachent à la narrative des supers-héros. Ce que je souhaite à City Of Hero car la Corée du sud est souvent le pays où réside le réel destin des jeux vidéos, encore plus qu'au Japon maintenant.

D.F. : Qu'est ce qui vous a le plus impréssionné là-bas ?

R.C. : Le nombre faramineux de "Pc-Bang" (salles de jeux en réseaux). Les gens jouent pendant des heures et des heures dans ces salles, sans jamais s'arrêter, encore bien plus qu'en Europe. De plus, les sociétés mondiales et commerciales n'hésitent pas à faire de la publicité en partenariat avec de nombreux joueurs qui, en plus d'avoir un statut quasi professionel, sont vénérés telles des icônes par la population coréenne. Ces joueurs sont sans cesse sollicités pour la promotion de telles ou telles compagnies et sont très populaires dans toutes les catégories sociales et professionelles, y compris les simples femmes au foyer. Cela fait parti de leur culture à présent. Cependant, le revers de la médaile s'exprime par le fait qu'à force de trop en vouloir, a vouloir jouer trop longtemps, pour se faire connaître parfois, des enfants et des adolescents meurent d'épuisement devant leurs ordinateurs. Ils perdent le contrôle et ne savent plus se fixer de limite.

D.F. : Vous avez photographié de nombreuses fois des
couples hétérosexuels de femmes et d'hommes qui se sont connus au cours d'une "mission" dans un jeu et qui sont aussi ensemble dans la vraie vie maintenant. Qu'est ce que cela vous évoque ?

R.C. : (Rires) Pourquoi pas ? Je suppose que c'est un peu le rêve de chacun d'entre nous de rencontrer une "âme soeur" de façon originale. Les jeux videos peuvent en faire parti. C'est sans doute l'aspiration inavouée et secrête de beaucoup de célibataires. Je trouve cela amusant pour ma part, surtout quand cela se concrétise comme j'ai pu le constater par moi-même.

D.F. : Vous semblez très optimiste sur l'avenir des jeux vidéos et ce, à tout point de vue.

R.C. : C'est un phénomène de masse au niveau planétaire. Le jeu deviendra de plus en plus important par la technologie et le plaisir sans cesse grandissant vient avec la variété des produits. J'aime à penser que dans 100 ans, nous aurons peut-être une interface internet directement reliée au cerveau humain. Plus besoin de clavier ni de souris. Comme on dit, les possibilités sont infinies et l'esprit humain n'a de limite que son imagination.

D.F. : Au niveau de votre travail, vous recommandez-vous de mentors qui ont influencés votre vision de la photographie ?

R.C. : J'apprécie le travail de
Bruce Gilden (autre site) , Martin Parr et du couple allemand Bernd et Hilla Becher. Tout comme eux, j'affectionne la photographie de terrain. Capturer les instants de la vie quotidienne des gens. Par leur travail ils sont un témoignage de la vie de leur époque. Ce sont des photographes très proches de la vie sociale et des gens ordinaires comme vous et moi mais qui ont beaucoup à dire et à montrer eux aussi.

D.F. : Si on reste dans le monde de l'art, mineur en l'occurence, City Of Heroes est un jeu basé sur la culture des comics américain et anglo-saxons. Êtes-vous un fan de bande dessinée ?

R.C. : Mon personnage de comics que j'apprécie le plus est sans conteste Batman. C'est l'aspect psychologique du personnage et des supers-vilains qu'il affronte qui me fascinent. Ces personnages sont torturés mentalement. Je garde un excellent souvenir du Pingouin et du Joker de Tim Burton au cinéma, même si je trouve que Jack Nicholson sur-joue un peu. Batman Begins est excellent est reste très fidèle à l'idée que l'on se fait habituellement de Batman. A cet égard, je préfère le travail de Franck Miller et son "Dark Knight" bien plus intérréssant que celui de Bob Kane à l'origine. D'un autre côté, j'aime beaucoup les mangas aussi, notamment "Spirit of the Way". Je collectionne les images présentant des personnages solitaires et ma préférence va vers les mangas ayant une véritable histoire, bien écrits psychologiquement plutôt que ceux divulguant une violence gratuite et sans fondement, juste destiné à faire du spéctaculaire.

D.F. : Au niveau de vos expositions en Europe et dans le monde, vous en êtes où dans vos plannings ?

R.C. : La prochaine exposition se déroulera à Paris lors du lancement du livre qui se fera sans doute en mars 2007. Nous avons aussi envisagé de faire une exposition à Séoul et à Shangaï mais nous sommes toujours en cours de tractation avec les gouvernements coréens et surtout chinois qui attendent un budget précis pour leurs réalisations et organiser également une conférence en corélation avec l'exposition. L'acceuil avait été particulièrement bon en Allemagne, des sociétés ont même achetés certaines de mes photographies et les collectionneurs s'interressent de plus en plus à ce que je fais. C'est très prometteur.

D.F. : Merci beaucoup Robbie pour cet entretien qui nous a permis de mieux vous connaître, vous, et votre travail. Nous ne pouvons que vous encourager dans votre projet et espérer que le livre sera bientôt sous presse. Avez-vous un message à communiquer aux joueurs français de City Of Heroes et du serveur Vigilance ?

R.C. : Une des facettes des jeux de rôle en ligne et des jeux vidéos en général qui me touche le plus, c'est de constater que des groupes qui se sont connus par l'intermédiaire d'un jeu, continus aussi de perpétuer la magie dans la vraie vie. C'est ce que vous faites. Je ne peux que vous féliciter de suivre cette voie et espérer que cela continuera le plus longtemps possible. J'espère à très bientôt.

D.F. : Merci pour tout Robbie, a bientôt.
Par Dark Freeman - Publié dans : City of Heroes - Communauté : City of Heroes - Vigilance
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